mercredi 1 novembre 2017

Absolument normal, Ajahn Liem



Si nous considérons la souffrance inhérente à la vie en société comme quelque chose de très lourd, elle devient effectivement très lourde. Si nous la voyons comme quelque chose de naturel, elle devient simplement naturelle. 


C’est comme quand nous regardons un arbre : si nous le voyons grand, il devient grand ; si nous le voyons petit, il devient petit. Mais si nous ne considérons l’arbre ni grand ni petit, il n’y a pas grand-chose à en dire. Il devient absolument normal tel qu’il est.

vu ici

mardi 31 octobre 2017

La sagesse, selon Ajahn Brahm




Se plaindre c'est trouver les fautes, 
la sagesse c'est trouver les solutions.


Complaining is finding faults, wisdom is finding solutions



mardi 17 octobre 2017

Oserais-je m'éveiller, Ajahn Sumedho



Je me souviens qu’autrefois je m’attendais à avoir une expérience d’Eveil dans laquelle des éclairs descendraient du ciel et me pénétreraient de lumière, et une voix venue d’en-haut dirait : « Sumedho, tu es éveillé ! » Je n’avais pas confiance dans l’expérience directe de la réalité. Cela ne me paraissait pas suffisant. « Oserais-je être éveillé ? » Posez-vous la question ! Oseriez-vous être éveillé ou est-il plus facile de se dire : « Oh, j’ai encore beaucoup de travail à faire. J’espère m’éveiller plus tard mais je n’ose même pas imaginer que l’Eveil est proche ». L’Eveil est un peu effrayant, n’est-ce pas ? Que fait-on quand on est éveillé ? Que fait-on après ?!

Il ne s’agit pas de faire de l’Eveil un idéal. Il s’agit de commencer à apprécier un état naturel d’attention, de présence consciente qui est ici maintenant et qui est toujours à notre disposition, si seulement nous lui faisons confiance et nous prenons refuge en lui. Simplement en étant attentifs.


Texte entier ici

mardi 10 octobre 2017

Le son du silence, Ajahn Sumedho


La personnalité est conditionnée par le mental. Nous ne sommes pas nés avec une personnalité. Pour devenir une personnalité nous avons dû réfléchir et nous concevoir comme étant quelqu’un. Quelqu’un de bon ou de mauvais ou un mélange de toutes sortes de choses. La personnalité est basée sur la mémoire, sur la capacité à se souvenir de notre histoire, d’avoir une opinion sur nous-mêmes — nous nous trouvons beau ou laid, aimable ou pas, intelligent ou idiot — et ce regard peut changer selon les situations. Par contre, en développant l’esprit contemplatif, nous pouvons voir au-delà de ces images. Nous faisons l’expérience de l’esprit originel, de la conscience avant qu’elle soit conditionnée par la perception.

Si nous essayons de penser à cet esprit originel, nous serons piégés par nos facultés analytiques. Il faudra donc observer et écouter plutôt qu’essayer de découvrir comment « s’éveiller ». Méditer pour s’éveiller ne fonctionne pas non plus, parce que, tant que nous essayons d’obtenir un résultat, nous créons un « moi » qui n’est pas éveillé à cet instant.

Nous nous percevons comme des êtres non éveillés — comme une personne à problèmes ou un cas désespéré. Parfois il nous semble que la pire des choses que l’on puisse penser de nous est parfaitement exacte. Il y a une forme de perversité à prétendre que l’honnêteté consiste à croire le pire de nous-mêmes ! Je ne porte pas de jugement sur la personnalité mais je suggère que vous essayiez de savoir ce qu’elle est réellement, de façon à ne pas fonctionner à partir d’une illusion créée par vous ni à partir des idées que vous vous faites sur votre propre compte. Pour ce faire, vous pouvez apprendre à vous asseoir sans bouger et à écouter le silence. Non que cela vous apportera l’Eveil, mais cette pratique va vous aider à aller à l’encontre de vos habitudes, à l’encontre de l’agitation du corps et des émotions qui vous animent d’ordinaire.

Donc vous écoutez le silence. Vous entendez ma voix, vous entendez les bruits extérieurs mais, derrière tout cela, il y a une sorte de son aigu, presque électronique.

C’est ce que j’appelle « le son du silence ». Je trouve que c’est un moyen très pratique de concentrer l’esprit parce que, quand on commence à y prêter attention – sans pour autant s’y attacher ou s’en glorifier – , on arrive à s’entendre penser. La pensée est une sorte de son, n’est-ce pas ? Quand on pense, on s’entend penser et quand je m’entends penser, c’est comme si j’entendais quelqu’un parler. Donc j’écoute les pensées et j’écoute le son du silence.

Mais quand j’entends le silence, je constate qu’il n’y a plus de pensées. Il y a un calme et je prends note, consciemment, de ce calme. Cela me permet de reconnaître la vacuité.

La vacuité n’est pas s’enfermer ou nier quoi que ce soit, c’est un lâcher prise des tendances habituelles à l’activité incessante et à la pensée compulsive.En fait, vous pouvez complètement arrêter le mouvement de vos habitudes et de vos désirs en écoutant ce son. Dans cette écoute il y a l’attention. Il n’est pas nécessaire de fermer les yeux, de se boucher les oreilles ni de demander à quelqu’un de quitter la pièce. Il n’est pas nécessaire de pratiquer cela dans un endroit particulier, cela fonctionne où que vous soyez. C’est très pratique au quotidien, dans un groupe ou en famille, quand la vie risque de devenir une routine. Dans ces situations, nous avons l’habitude les uns des autres et nous fonctionnons au travers de nos préjugés et d’images dont nous ne sommes même pas conscients. Or voilà que le silence de l’esprit permet à tous ces conditionnements d’être vus pour ce qu’ils sont. Quand on sait que tous les phénomènes qui apparaissent disparaissent, on voit que toutes les idées et les images que nous avons de nous-mêmes et des autres sont conditionnées par le mental (l’habitude, le temps, la mémoire) et que nous ne sommes pas vraiment cela. Ce que vous croyez être n’est pas ce que vous êtes.


lire le texte en entier ici

jeudi 5 octobre 2017

Une ancienne loi, Bouddha




3. " Il m'a maltraité, il m'a battu, il m'a vaincu, il m'a volé ", la haine de ceux qui chérissent de telles pensées n'est pas apaisée.
 

4. "Il m'a maltraité, il m'a battu, il m'a vaincu, il m'a volé ", la haine de ceux qui ne chérissent pas de telles pensées est apaisée.
 

5. Jamais la haine n'éteint les haines en ce monde. Par l'amour seul les haines sont éteintes. C'est une ancienne loi.

Bouddha, Dhammapada

mercredi 4 octobre 2017

Du plaisir de méditer, Ajahn Brahm



Ne craignez pas de prendre du plaisir en méditation. Il est important d'être heureux en méditant ! Qui plus est, vous méritez de vous "éclater". S'éclater sur le souffle est une part essentielle du chemin. Quand le plaisir vient accompagner le souffle, chérissez-le et gardez-le comme un précieux trésor.

Le plaisir qui survient au stade du souffle magnifique est cette "colle" qui fait adhérer la vigilance au souffle : le résultat est que l'attention reste avec le souffle sans effort. On reste pleinement attentif au souffle parce que l'esprit aime l'observer et n'a pas envie d'aller ailleurs : il reste avec lui automatiquement et arrête de vagabonder.

Si l'on ne ressent pas de plaisir, il restera de l'insatisfaction. Or l'insatisfaction est la source du vagabondage mental. Tant que l'on n'a pas atteint le stade du souffle magnifique, l'insatisfaction écarte la vigilance du souffle. La seule façon de garder la vigilance sur le souffle est alors de faire un effort de volonté, par le contrôle. Mais quand le stade du souffle magnifique est atteint, quand le plaisir génère une satisfaction durable, l'esprit ne vagabondera pas. Le contrôle peut être abandonné, l'effort relâché, et l'esprit reste naturellement immobile.

De même que l'essence est le carburant qui propulse la voiture, l'insatisfaction est le carburant qui met l'esprit en mouvement. Quand il n'y a plus d'essence, la voiture finit par s'arrêter en douceur : inutile d'utiliser les freins. De la même façon, quand l'esprit a épuisé son insatisfaction grâce à l'arrivée du souffle magnifique, il finit par s'arrêter en douceur : inutile d'utiliser le frein de la volonté. L'esprit parvient à un état d'immobilité tout à fait naturellement.

Ajahn Brahm, Manuel de méditation selon le Bouddhisme Theravada


Note du blogueur:

1. Lorsque le pratiquant arrive à rester attentif un certain moment sur la respiration, le souffle commence à disparaître, un sentiment de paix et de joie apparaît. Ajahn Brahm emploie le terme "souffle magnifique" pour désigner ce moment où la respiration devient plus subtile. C'est une étape préliminaire à l'émergence du nimitta lorsque l'on pratique anapana-sati.



lundi 2 octobre 2017

Vivre dans le monde, Ajahn Brahm

Ajahn Brahm


Si vous savez comment lâcher et être en paix, vous savez tout ce dont vous avez besoin de connaître à propos de comment vivre dans le monde.


If you know how to let go and be at peace, you know everything you need to know about living in the world.

Absolument normal, Ajahn Liem

Si nous considérons la souffrance inhérente à la vie en société comme quelque chose de très lourd, elle devient effectivement très lou...